Marketing politique : tirer les leçons du fiasco des élections régionales.
L'abstention majoritaire pointe un désintérêt flagrant des citoyens à la "showes" publique.
Le vote est devenu aujourd'hui un indicateur de l'intérêt que les français portent à la politique de leur pays. Et le constat pour ce 1er tour des régionales est sans appel : peu, très peu d'intérêt... Face à ce constat, les politiques ne doivent ni décrier celles et ceux qui ne vont pas voter, ni se renvoyer perpétuellement la balle, mais réagir.
La 1ère réaction étant de s'inquiéter de voir si peu de monde dans les bureaux de vote. Car le vrai problème est là : pourquoi un tel manque d'intérêt des citoyens à participer à la gestion de leur pays ?
A défaut d'avoir les réponses immédiates, il faut s'intéresser à la manière de les obtenir. D'autant que, si les codes du marketing politique sont très spécifiques à cet univers, la règle de base commune à toute forme de marketing est : satisfaire les besoins du client.
En admettant que les élections régionales soient un "produit" et le citoyen un "client", à la question "pourquoi le client ne s'intéresse pas à mon produit ?", au moins deux pistes peuvent être envisagées :
- il ne comprend pas son utilité (Qui élit-on ? Quel pouvoir a-t-il ? Quelles actions peut-il mettre en place etc..)
- le produit ne répond pas à ses besoins.
Reste à analyser les besoins dudit client. Et pour le coup, en m'appuyant sur le retour de mon entourage et de mon réseau (entrepreneurs, dirigeants de PME) ces besoins sont : favoriser le développement des
entreprises locales et surtout de nos industries.
Car "un pays sans industrie n'a rien à vendre et finit par s'appauvrir ". Ceci est une évidence pour les régions où l'économie industrielle est prépondérante. Ce qui est le cas par exemple en Haute Normandie.
Or, aucun "grand" parti n'a de plan d'actions rassurant voire crédible. Car il faut une stratégie opérationnelle basée sur le long terme, aux antipodes des tracas de nos politiques qui doivent gérer l'urgence de la mobilisation du 2ond tour...
La politique persiste et signe à diviser quand aujourd'hui il faut se mobiliser et s'unir, pour trouver des actions efficaces qui répondent à la question : comment faire pour garder nos entreprises en France. L'avenir de nos régions (et de notre pays) nécessite de bâtir une stratégie opérationnelle efficace.
Et si on commençait par inviter tous les représentants des Conseils Régionaux à venir en entreprise pour bien comprendre ce qui s'y passe ?

Car en 1974, quand Simone Veil a défendu son projet de loi
autorisant l’avortement, elle a reçu un flot d'insultes qui en disait long sur l'image que les hommes avaient des femmes à cette époque. Les propos outrageants de certains députés et leur acharnement
à casser moralement Madame Veil étaient tout simplement insupportables. 